Catalan forcadell reste en détention

Un magistrat du Tribunal suprême a ordonné jeudi à Madrid que la présidente du parlement catalan soit placée en liberté conditionnelle contre versement d’une caution de 150.000 euros, le temps que soit bouclée l’enquête sur son rôle dans le processus indépendantiste en Catalogne, a-t-on déclaré en fin de soirée de source proche du tribunal.

La présidente du parlement, Carme Forcadell, reste en détention provisoire tant qu’elle n’a pas versé la caution, ajoutait-on de même source.

Carme Forcadell et cinq autres membres du parlement catalan, accusés de sédition, rébellion et détournement de fonds publics, ont été entendus jeudi par le Tribunal suprême.

Quatre de ces cinq députés vont eux aussi recouvrer la liberté, contre versement d’une caution de 25.000 euros chacun, tandis qu’un cinquième sera libéré à certaines conditions, mais sans versement de caution, poursuivait-on de même source.

Le Tribunal suprême n‘a pas suivi la requête du procureur général d‘Espagne, qui, quelques heures plus tôt, avait demandé le placement en détention de Carme Forcadell et de trois des cinq députés entendus par le Tribunal suprême. Il avait préconisé la remise en liberté des deux autres députés, assortie de certaines conditions.

Sont actuellement en détention provisoire huit anciens membres du gouvernement catalan et les dirigeants des deux associations de masse indépendantistes, en l‘attente de leur procès pour leur rôle dans le processus indépendantiste.

Jeudi, la juge Carmen Lamela, de l’Audience nationale, a rejeté un appel présenté par leurs avocats pour qu’ils recouvrent la liberté, a déclaré un porte-parole du tribunal.

Lors de sa comparution devant le Tribunal suprême, Carme Forcadell, opposante déclarée à la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid, a dit jeudi que la déclaration d‘indépendance adoptée le 27 octobre n’était pas juridiquement contraignante, a-t-on déclaré de sources judiciaires à Madrid.

“Tous les accusés(…)ont dit soit qu’ils renonçaient à leurs activités politiques à l’avenir, soit, pour ceux qui continuent, qu’ils le feraient en renonçant à tout acte en dehors du cadre constitutionnel”, a déclaré le juge Pablo Llarena.