Une enquête sur l’agression d’un militaire ‘Sentinelle’

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête vendredi (15.09.2017) à la suite de l’agression d’un militaire de l’opération Sentinelle par un homme armé d’un couteau dans le métro parisien.

L’assaillant a été maîtrisé par le soldat, qui n’est pas blessé, et “après de premières vérifications sur la personnalité du mis en cause, la section anti-terroriste du parquet de Paris s‘est saisie”, a précisé le parquet.

Une enquête en flagrance a été ouverte pour “tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste”, a-t-on indiqué de même source.

La ministre des Armées Florence Parly, qui a annoncé l’attaque pendant l’émission d’Europe 1, il a déclaré que les “intentions de l’agresseur” restaient à éclaircir.

Il s’agit d’une homme d’une quarantaine d’années, né au Maroc, sans aucun antécédent judiciaire, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête. Une perquisition était en cours à son domicile dont la police n’a pas souhaité donner la localisation dans l’immédiat.

Il n’est pas formellement établi que l’homme ait tenu des propos favorables à l’Etat islamique (EI) ou crié “Allah Akbar”, comme l’ont rapporté des témoins, ajoute-t-on de même source.

Selon la préfecture de police, l‘incident s‘est produit peu avant 06h30 à la station de métro Châtelet-Les Halles, dans le centre de la capitale, où le militaire patrouillait.

L’agression, la septième contre des militaires de Sentinelle, intervient au lendemain de l’annonce d’une réforme de ce dispositif instauré après les attentats de janvier 2015 à Paris, et qui mobilise aujourd’hui 7.000 militaires.