La faiblesse de l’accord de Paris

La faiblesse de l’accord de Paris tient essentiellement à son caractère volontaire : sa mise en œuvre dépendra surtout de l’évolution future de l’économie mondiale. Le danger serait de placer l’économie au-dessus de nos engagements pour la planète. Il s’agit d’une approche très conservatrice, mais facile à expliquer aux gens et attrayante pour de nombreux responsables politiques à travers le monde.

Je souhaite que, dès à présent, davantage de fonds soient mobilisés. Les États-Unis contribuent déjà au Fonds vert pour le climat alors que les autres signataires ont jusqu’à présent simplement fait part de leur intention d’y participer après la période de mise en œuvre initiale de l’accord de Paris. L’Union européenne doit également y contribuer. Nous prouverions ainsi que nous sommes prêts à respecter nos engagements.

Les députés réunis en plénière à Strasbourg débattront ce mercredi 14 juin de la décision du Président américain Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris sur le changement climatique.

Adina-Ioana Valean, MEP, Présidente de la commission de l’environnement